AVEUX
01/01/2010 19:18 par bipolaire
Jamais monté aussi haut dans son arbre
depuis bien des lunes déjà oubliées,
Pas revenu depuis longtemps dans la magique spirale,
Celle qui boucle des rêves blonds aux nuits bleues…
*
Un avatar dans la poudrée, sur la glace noire,
Sans les palmes ni le cœur de palmier,
Juste un air de beau rien, un souffle de double-vie,
Dans un pôle d’attraction à la limite équatoriale,
Entre Capricorne et Cancer, section des fumeurs…
*
Jamais ressenti ce hiatus depuis des siècles, lui,
Ce schisme blanc sur blanc dans sa belle nuit,
Ce recul à prendre en pleine face, à en perdre le Nord,
Ce réveil à vivre après un rêve sous la couette,
Juste par addiction de deux mondes dans bon sens…
*
<< Je serai là >> dit-elle, << ...Sur la jetée, même la nuit,
Sur le quai, même en pleine tempête, juste je ne bougerai pas… >>
*
La Tourloue, Talinette, SBF et autres ami(e)s restaient à leur bonne place,
Dans le désordre de ses sentiments distingués,
Un coup pour l’amitié, un coup pour rien pantoute:
Les années passent la main, jusqu’à lever l’index
Comme pour autant de cœurs à battre…
*
Jamais monté aussi haut dans son arbre
depuis bien des lunes déjà oubliées,
Pas revenu depuis longtemps dans la magique spirale,
Celle qui boucle des rêves blonds aux nuits bleues…
*
Vip-Bipolaire, Boderline dans un Over-monde, il est…
Il reste loin des modes et restera ainsi collé à jamais
Comme le canif de son grand-père, comme des mots,
Il restera un avatar sans allure, juste là pour rien,
Ou pour si peu: Juste par amour du monde vivant.
***
DSMoon (Excuse-moi, partenaire / 2010)
On l’aura passé, ce cap, une fois encore…
On aura survécu au grand bonheur annuel,
Préinscrit sur l’agenda mondial,
Malgré les tours de lumières,
Malgré les dealers de foie gras…
*
Le Champagne attendra un bel anniversaire
Le saumon une autre tranche de vie de meilleur goût,
Le caviar restera dans ses boîtes préférées:
Juste ne pas jouer, rester couché en paix,
Loin des cris de joie sans avenir…
*
Nous avons vécu 2009, avec ses aubes-Obama sublimes,
Jusqu’à des soirs-Bashung en nuits blanches à sangloter,
Nous aurons des souvenirs parsemés entre rouge et noir
Des expériences à sauvegarder pour un vague demain,
Quand rien de nouveau n’aura plus d’importance…
*
Passé le 31 sur mon 31, entre ma Stepway à commander enfin
Et la brandade de morue à déguster dans un restau’ minuscule,
En bon vieil ours encore un peu sociable, avec ma vieille cousine,
Avec le temps qui passe à oublier momentanément, en pause B…
Les rues étaient désertes, et la pluie baptisait la nuit du nouvel an…
*
Tout près, un couple d’Aurillac avait garé sa belle berline grise,
Et cinq gamins la voiture du plus grand, tout çà pour un coin libre,
Une porte ouverte dans la minuscule auberge à l’ancienne,
Elle et ses menus écrits à la main, au crayon de bois,
Comme pour nous rappeler la futilité du temps qui court…
*
Jongler encore entre amour et haine, toujours en douceur,
Passer les portes au ralenti, sans quitter la piste noire,
Descendre sans s’arrêter dans les filets oranges,
Et jouer sa vie à la roulette russe, entre deux balles,
En solitaire ouvert au monde entier, juste pour vivre…
*
On l’aura passé, ce cap, une fois encore…
On aura survécu au grand bonheur annuel,
Préinscrit sur l’agenda mondial,
Malgré les tours de lumières,
Malgré les dealers de foie gras…
*
DSMoon (Réveillons-nous / 2010)
Rester branché, sans inspiration artificielle,
Sans masque, sans gène, sans comas en excuse…
*
Juste rester branché, avec le reflexe vital des lemmings,
Ou celui des impalas dans la savane, avec un cœur de lion pour dope…
*
Incassable, je suis né ainsi, avec mes os de titane,
Avec mon bonnet d’obstination et mes conclusions fulgurantes…
*
Inclassable dans les gondoles des douars aux tentes multiples,
Parfois presque chameau, souvent le gnou supposé…
*
Leclerc est vivant, je l’ai rencontré en plein centre-ville,
Ou dans les environs, avec ou sans les chars québécois…
<< Tu additionnes tu multiplies les petits câlins anonymes
Et les cartouches tout en douceur tout en douceur millésime
Si tu savais ce qu'il faut la faire mouiller la machine
Je m'allume et je passe sur manuel
Sur tes lèvres comme un lapsus
Et tu caresses ton personnel pour éviter que les bonnes causent
Laisse pas tomber comme ça l'épine
Ça f'rait trop de peine à Rose
Pourquoi faut-il, grand manitou, que le magicien dose ?
Je m'allume et je passe sur manuel
Sur ses lèvres comme un lapsus
Les porteurs n'iront pas plus lion, pas plus loin
Dr Linvingstone le sait bien, lui le sait bien
Malédiction, malédiction, tous en scène
Nous ne quitterons pas cette île de rêve
Sans jeter un dernier regard
A colorier chez soi ou à consumer sur place
Je m'allume et je passe sur manuel
Sur ses lèvres comme un lapsus... >> (Bashung)
*
Juste pour rassurer les avatars de ce monde-ci:
Je suis ce que je suis, toujours visible et joignable, moi…
*
Rester online, sans jamais se cacher derrière un code,
Comme ma voisine de Vip, rester ouvert, pour jouir du temps restant…
*
Evidemment, mon McAfee est tout neuf sorti de l’œuf,
Juste pour cause de plaisantins venus d’ailleurs…
*
Une vieille cousine adepte d’une face de bouc
A fini par avouer en avoir reçu plusieurs, de ces *je quitte*…
*
Rester branché, plogué, présent encore dans le dernier Chaos,
C’est juste vous suggérer que je suis bien avec vous, juste çà..!:)
*
DSMoon (BRANCHE / 2009)
Après d'âpres hostilités
by Alain Bashung
(Album: Chatterton)
*
Après d'âpres hostilités
Tu me prenais la main et tu m'emmenais
Sur le mont Valérien me faire voir
Les galaxies
Me faire écouter
Les comètes
*
Tu me disais
Préconisais
Des caresses volubiles
C'était quand je voulais
Où je voulais
Je n'étais plus la risée
*
Après d'âpres hostilités
Tu m'arrivais comme un torrent
Dans l'estuaire
Tu me disais
C'est des ragots
Du fiel
Le venin d'un ver de terre
*
J'irai en découdre
Avec ce tissu de mensonges
Abattons la cloison
Arrachons les plinthes
La citadelle
Au créneau
*
A l'assaut de l'euphorie
C'est pas le fruit d'une mûre réflexion
Mais plutôt une pulsion
Sans nom sans définition
*
Mon unique solution
Pure laine coton
C'est pas le fruit
C'est pas la saison
C'est pas la raison
*
Après d'âpres hostilités
Tu me prenais la main et ça tournait
Tu me disais
C'est la faute au cerveau
Ces faux départs
Drapés dignes
Reprenons les grandes manoeuvres
La tenue léopard
*
Je ne suis là que pour toi
Je ne suis là que pour toi
J'ai fait un songe
Une hypothèse
Un projet de baise
C'est pas le fruit d'une mûre réflexion
Mais plutôt une pulsion
Sans nom sans définition
Mon unique solution
Pure laine coton
C'est pas le fruit
C'est pas la saison
C'est pas la raison
* * *
( Toujours avec un grand merci à A.Paroles.com )
http://fr.lyrics-copy.com/alain-bashung.htm
DSMoon * * *
*La blouse de l'infirmière*
by Johnny Hallyday
(Album: Rock and roll attitude)
*
Ils appellent çà "Service d'urgence"
Mais elle, elle joue l'indifférence
Elle rentre dans ma chambre comme dans un rêve
C'est elle qui m'fait monter la fièvre
C'est moi qui prie pour les piqûres
Elle m'rend malade, pourvu qu'ça dure
*
Elle me fera mourir, l'infirmière
Elle me fera mourir, l'infirmière
*
Sur ses hanches, y a une phrase écrite :
"Pas dépasser la dose prescrite"
Je lui fais l'coup du grand malade
Je lui fais l'coup du chanteur de blues
Elle dit : "Ca marche pas vos salades
M'en faut plus pour que j'enlève ma blouse"
Je lui demande ce qu'elle porte en dessous
Et elle me répond : "Noway: Rien du tout"
*
Elle me fera mourir, l'infirmière
Elle me fera mourir, l'infirmière
*
Je lui fais l'coup de l'arrêt du cœur
Pour qu'elle me fasse du bouche à bouche
Je lui demande de jouer au docteur
Mais elle prend son air sainte Nitouche
J'rêve la nuit qu'elle se déshabille
Et qu'elle me fait des choses gentilles
*
Elle me fera mourir, l'infirmière
Elle me fera mourir, l'infirmière
*
Pour une infirmière
Elle a plutôt l'air
Inhospitalière
*
Juste pour un com' de plus..! :)
DSMoon ( N'inf' 2009)
Criss d’identité, qui nous tombe là,
Comme une tache de lait sur le nez,
Une tache de vin sur la nappe blanche
Sans le sel blanc à saupoudrer dessus…
*
Crise de foi en Nous, les nounous aux seins nus
Et les coqs de La Bruyère de la Société Limitée,
De Marianne à Saint-Nicolas, de Rama à Carla,
De Nadine à Olivier, de Bernard T. à Bernard K…
*
Une Vraie « Vieille France » nous donne pourtant
Le LA de loin, par son diapason outre-Atlantique:
Au Québec, tu peux marier un immigré africain
Sans choquer personne, et même faire ta job en Suisse idem…
*
Chez nous, c’est plus fin quant aux mailles du filet:
Trouver un appart’ avec un prénom bien défini par certains,
tel Rachid ou Mohammed, ça pose encore un gros ’blème,
Pis trouver un job, je te dis même pas: Ya des boxons de Boss cons…
*
Si j’étais le père d’un ‘tit Français de la nième génération,
Je baptiserais mon bébé François (e), juste pour Son bien à venir,
Mais bon: Chacun a ses priorités, et je garde ma foi panthéiste:
Faque je reste en opposition lucide contre les œufs de lump de St-Nicolas…
*
Juste j’accepterais les mots de Nadine, parce qu’elle me rappelle ma ‘tite sœur,
Juste parce que j’imagine plus dur de se présenter pour un job
Avec la casquette à l’envers… Surtout si l’on se prénomme Ali ou Alien,
Et je salue au passage les Karim et autres Samir bienvenus chez nous..!
*
On reste avec nos présumés « voleurs de poules » nomades,
On se doit de ne pas faire pareil avec nos gamins nés chez nous,
On reste avec nos soupçons de mafia du Grand-Est,
Nous reste à ne jamais risquer la confusion des genres..!
*
DSMoon (Ali-Boron / 2009)
JOHN’PLAYER’SPECIAL
*
Un chalet en Suisse, un fan dans chaque coin,
Une présence à en consumer toutes les planches,
Une aura mondiale de pop’star hexagonale:
John Player Special n’est pas mort,
Pas près de rejoindre JPS dans l’oubli
D’une cigarette partie en fumée,
Jean-Philippe Smet chante encore
Aux Canaries des belles couleurs,
Et dans le Sarkoland du jour…
*
Partir en 2009, comme le Prince Jack,
Se donner à tous les soins disponibles
De Neuilly à L.A.
Juste importe la R’nd Roll attitude,
Des stars du Neuilly nord-américain,
Ou celle du Cedars-Sinaï de Los Angeles.
*
Jouer à plein son rôle d’idole des masses,
À en oser le jet transatlantique sans peur,
Ou par ignorance, sinon par caprice de Smet,
C’est donner du crin à coudre, du blé à moudre
À ces chers reporters de l’impossible rêve à vendre
C’est vendre des craintes au commun des mortels…
*
Jean-Philippe Smet, ci-devant Johnny Hallyday,
Tu seras toujours né avant moi, je te dois le respect,
Et tu m’as souvent ému, par ton style sur scène,
Il y a déjà longtemps… Avant tes deals Sarko-suisses…
Ce soir, juste dire au gamin belge que je pense à lui,
Simplement gentiment, presque avec tendresse,
Et juste dire à Johnny que c’est beau, son monde
Résumé à un hexagone de blaireaux
Qui ont voté Sarko pour préserver des comptes en Suisse..!:)
*
Sans rancune, de la part d’un fan des sixties,
d’un vieux beau 33 Tours baptisé
« Voyage au Pays des Vivants » :)
Et juste ajouter que j’ai chanté
« J’ai un problème »
En chœur avec ma 1ère chère vraie blonde,
À notre 1er rendez-vous sur l’oreiller,
Et ça me reste un souvenir précieux..!:)
*
Allez, ma poule:
Je t’embrasse fort pour tout çà..!
Prends soin de toi,
Alain-B’52***
Well…
Il existe des divorces pour cause de non-communication…
*
Sans vouloir en accuser personne,
Je suis juste venu dire que je m’en vais…
Et mes réels regrets n’en pourront rien changer:
*
Définitivement trop de silence avérés,
Trop de vide à combler dans ce Vip-confortable
Où il est si simple de poser un Ya’Tube…
*
Mais bon: Je ferai mon possible ailleurs,
Là où je sauvegarde des réponses
À mes contextes d’avatar virtuel…
*
Je tenterai sur un Over-blog de survivre un peu,
En vous souhaitant bonne chance ici,
Juste pour partir sans rancune ni regret:
Juste une sombre intuition d’être hors-jeu…
*
So, bye-bye, mes Vip’polarités,
J’ai rien à ajouter, juste le pis-aller
De nos divorces à la mode du jour:
On ne peut rester fidèle à jamais,
Surtout quand survient le monde des silences..!:(
*
DSMoon (Bye-bye / 2009)
Je me souviens,
Mon premier Hummer,
Tout noir sorti d’usine…
*
Il était beau comme un G.I
Solide comme un Pentagone
Agressif comme un pitt-bush…
*
Mes yeux se bridaient sur sa cylindrée
Et je le pénétrais comme un conte d’auteur,
Sans un mot d’heur, juste La jouissance…
*
Je me souviens,
Mon premier Hummer,
Tout noir sous les mouettes blanches…
*
Elles étaient deux Suisses,
Deux Slaves ou autres chiennes viennoises,
Et ça valsait à chaque coucher de soleil…
*
Je me souviens,
Mon premier Hummer,
Tout noir sorti d’usine…
*
Je me souviens des lumières oranges,
Au décollage de Dorval, sans conservation,
Dans le froid du vent, au-dessus des troubles…
*
Juste une fièvre de fif’ à contrôler,
À en redevenir le maudit Français,
Ou le Capricorne resté de glace…
*
Je me souviens de mon premier Hummer
Un truc inimaginable chez toi,
Toi, de la vieille France, sans ces répères-là…
*
Certains vendent un coin de Tennessee,
D’autres signent pour de gros deals,
Selon leurs évidences, ou leur goût de la vie…
*
Je me souviens,
Mon premier Hummer,
Tout noir sorti d’usine…
*
J’aurais pas dû la digression,
La digestion difficilement pacifique,
Cette agression venue de la face cachée…
*
J’ai du en écraser parfois,
Des chiens d’aveugles, des labradors
En graines, passés à l’attendrisseur…
*
J’ai du souvent passer outre ces crashes,
Ces canins collés à leur humain d’adoption,
Comme à chaque visite dans vos vrais mondes…
*
Je me souviens,
Mon premier Hummer,
Tout noir sorti d’usine…
** *
DSMoon (Hell’s Hummer / 2009)
*
(Special dedicace à DD /2009)
Station service
by Alain Bashung
Album: Roulette russe
*
J'ai plaqué mon job à la station-service
C'était plus supportable
Les filles qui montraient leurs cuisses rien que par vice
Dans les décapotables
Elles me crachaient un billet de mille
En me demandant de vérifier l'huile
Aujourd'hui, j'ai plus les mains sales
J'ai plus personne pour me faire du mal
Le jour où le vice-président du Conseil
Est mort à l'arrière de sa DS
J'ai donné un coup sur les vitres fumées
Et j'ai consolé sa gonzesse
Elle m'a filé cent mille lires
En me demandant de ne jamais rien dire
Aujourd'hui, j'ai plus les mains sales
J'ai plus personne pour me faire du mal
J'ai plaqué mon job à la station-service
Je suis plus rentré chez moi
Je crois pas que ça l'ait rendue triste
Nous deux, ça collait pas...
Regardez-moi, j'ai plus de laisse
Je suis comme un pape au volant de ma caisse
* * *