ROSE KESAKO
05/05/2011 20:35 par bipolaire
Harry Sanborn cherchait son traducteur,
Avant de passer la soirée sur la troisième chaîne
Du bouquet de France-Télévision...
*
Mr D. était parti danser la veille, à la vesprée,
À l’heure où s’endorment les coqs des poulaillers,
Et n’en était pas revenu, tant la cour était en fête…
*
Le jour de la Réforme s’arrose chez les bonnes poules,
Et la ‘‘Sexagénération’’ ouvre ses jambes affranchies,
Fait salle comble au Club des Couguars ou au bal du Casino…
*
Tapis vert sur peau douce, infiniment sophistiquée,
Sans rien qui ne dépasse, polie à souhait, divinement parfumée,
Et Harry cherchait toujours son angélique inter-prêtre…
*
Tout peut arriver, même ce soir sur la troisième chaîne,
Même une pensée rose pour une tigresse en feu du Bengale,
Tant l’idée en reste belle, dans ma mémoire sélective…
*
Les insectes sont partout, sauf chez moi, Rose:
La jolie araignée de mon plafond n’étant pas un insecte,
Faque je vous demandais juste de tout lire de mes mots écrits,
Sans réagir toujours à nos différences politiquement-réelles,
En ignorant ceux qui s’avèrent capables de nous joindre vraiment,
Pour un meilleur virtuel, plutôt que dans une actualité réellement pire…
*
Harry Sanborn ne cherche plus rien:
Je suis rentré à temps, avant qu’il ne pitonne sur un site payant,
Pour traduire en Rose les codes barrés d’un bipolaire dur à lire..!:)
*
Bonne et douce nuit à vous..! :)
DSMoon* * *
C’est beau, le progrès..!
En soixante minutes, deux microcoupures online,
Alors que le soleil brille au dessus de mon toit
Et de mon chat parti en goguette dans son jardin…
*
Je note qu’un gros nuage est visible à l’horizon,
À une trentaine de kilomètres de mon coin à moi,
Et je hèle mon ange, à lui en voler dans les plumes,
Pour cause de fils restés nus loin de chez moi…
*
Il plaide non-coupable, en pose le grief
Sur une Electric Company under control de rien,
For son bénéfique import-export non imposable,
Nonobstant ses centrales nucléaires sous-traitées…
*
J’en essuie une larme compatissante,
Un baiser doux sur la joue de l’actionnaire,
Qui touchera encore ses dividendes mérités:
Juste me restera un vague demain à espérer un jour..!
*
C’est beau, le progrès..!
Un socialiste capable de militer pour laisser un pays
Libre de choisir sa voie, fut-elle la pire imaginable,
Avec sa Loi du plus fou, votée démocratiquement…
*
Et tant pis si ça vote pour la lapidation des filles,
Pour un état religieux du style Moyen - Âge,
L’important est la Rose, celle d’un monde obsolète,
Ou la vie de nos soldats professionnels en mission là-bas…
*
Il plaidera non-coupable, pour une paix des braves blaireaux
Versus une idée certaine de l’humanité, sans bûcher désormais,
Ni plus aucune infibulation, lapidation et autres excisions divines,
Juste pour rester en paix dans son rose cocon politicien…
*
C’est donc beau, le progrès..!
Avec ses femmes livrées aux dingues d’Afghanistan,
Avec ses taxes sur le pétrole à payer cash en France,
Ou même avec ses votes démocratiquement sondés…
*
Mon ange a fui l’orage, et j’en reste interdit,
Face à tout ce noir posé au ciel, à tout ce monde de Néron,
Juste à la lueur d’un néon qui clignote, comme une alerte,
Dans la zone rouge d’une fin tellement prévisible…
*
DSMoon ( Fin du Bon Vieux Monde / 2011 )
Je voudrais venir sur quelque chose que nous avons tous remarqué:
Notre vie est faite d'expériences, de rencontres, de connaissances,
et l'on met du temps à créer un lien et puis, un jour, le lien se brise,
et les routes se séparent, chacun partant sur la voie qui lui est destinée…
Regrettable: Certains destins sont faits pour se rencontrer,
pour partager un peu de temps, chacun pouvant puiser dans l'autre
ce qu'il n'a pas, ou ce dont il a besoin, en amitié et en amour,
en doux vampire ou en lierre sur la branche… Pourquoi les séparer ?
Pourquoi perdre tout ce que l'on passé à construire..?
Les rapports humains sont si fragiles, se cultivent si patiemment :
Certains destins ne sont pas faits pour se rencontrer,
et se rencontrent tout de même au hasard d'un carrefour,
promis à un acte manqué, un bleu sur la peau qui ne s'éternisera pas.
L’on peut être amené à faire des rencontres diverses,
se séparer pendant un certain laps de temps
et retrouver cette rencontre au hasard d'un chemin,
à s’en trouver troublé, à ne savoir que faire ou refaire,
à en rester dans son antre, à guetter l'autre du coin de l'œil
jusqu'à ce que la personne disparaisse enfin.
Certaines situations ne permettent pas de faire le premier pas,
à en rester culpabilisé, à s'en vouloir, mais ainsi va la vie.
Beau dommage d'en rester là quand les échanges ont été inoubliables.
On a tous quelque part en soi, ce regret de n'avoir pas osé,
ou de ne pas avoir saisi l'occasion de renouer une amitié,
ou de débuter un amour parce que ce n'était pas le bon moment,
ou parce que cela avait l'air impossible, ou juste cru non partagé.
Rien n'est pire que cela pour un amour, je le crois :
Aimer quelqu'un sans être aimé de la même manière,
cela me rappelle une citation, je ne me souviens plus de l'auteur :
<< Offrir l'amitié à qui veut l'amour, c'est donner du pain à celui qui meurt de soif >>
Nous sommes tous à la recherche de cette personne unique
qui nous apportera ce qui manque à notre vie.
Et si l’on ne parvient pas à la trouver, on n'a plus qu'à prier
pour que ce soit elle qui nous trouve...
Tout le monde recherche l'amour, pour certains il leur tombe dessus,
pour d'autres c'est plus compliqué, certains ne le trouvent jamais,
mais cela ne doit pas empêcher de vivre et de continuer à espérer.
Beaucoup de gens ont envie d'écrire des textes, des bribes de vie,
et n'osent pas, par pudeur ou par peur de ne pas plaire.
Pour ma part, je dirais que si j'ai créé mon blog, cela va être égoïste,
mais c'est avant tout pour moi.
L'envie d'écrire commence par la lecture,
j'ai toujours aimé lire et j'ai ensuite eu l'envie d'écrire,
vous n'avez pas à plaire à vos lecteurs,
s'ils n'aiment pas ce que vous faites, ils passeront leur chemin,
c'est pareil pour la musique, n'allez pas écouter ce que vous n'appréciez pas…
Si vous n'osez plus aujourd'hui confier vos écrits sur votre blog existant,
créez-en un second où vous lâcher en close, en signant d’un autre pseudo :
L'important est d'être bien avec ce qui vous appartient, faque soyez vous-même,
Dans le plus imprévisible des cybermondes !
Les gens vous apprécieront encore davantage.
C'est fou ce qu'on subit comme influence, sectaire ou non, chauvine ou pas..!
Notamment l'influence des autres, si l’on est pas trop dans son assiette,
si l’on consulte ses amis, pour ceux qui en ont encore, à en vivre sur leur pas,
se raccrochant à ce que l'on peut encore y trouver pour ne pas sombrer.
SPMoon ( 14/09/2007)
Les Anglais sont les seuls fauves de mon continent
Des félins qui se glissent dans l’ombre des ruelles
À la nuit tombée, et toujours en silence,
Jusqu’à l’œil de bœuf resté ouvert à la belle inconnue
Les Anglais ont l’air magique des démons de minuit
Ceux qui griffent le ciel jusqu’à le rougir à sang
Quand le bleu se chante en vain, à fleur de peau,
Comme les amours à jamais perdues
Les Anglais mordent à pleines dents
Les balises molles des territoires délaissés
Colonisent les no man’s lands, débroussaillent
Nos jardins d'hiver, retapent nos ruines hantées
Les Anglais sont de vrais chats de gouttière
Avec le regard perçant du lynx à l’affut
Le courage de la lionne en chasse
L’abnégation du tigre des neiges
Les Anglais sont haïs des autochtones
Du paysan de France et d’ailleurs
De Montréal à Bâton-Rouge,
De Cahors à Mayotte
Les Anglais font des petits de choix
De Mick Jagger à Isaac Newton
Juste pour nous séduire
Avant de nous dévorer
Les Anglais ont des femelles au poil soyeux
Seules capables de les recevoir bien
Sans étincelle ni court-circuit
Sans mortel coup de patte
Les Anglais ont le beau don de prendre
Et celui de ne rien donner en échange
Ni pour la langue, ni pour les restes
Et je me laisse pourtant séduire
Juste compris que je reste la proie
De leurs armes, de leurs charmes
De C.Rampling à Kevin Ayers
De Lady D. à Keith Richard
Les Anglais sont bien nos pires ennemis
Ceux qui ne nous feront pas de cadeau
Ceux qui ne laissent rien de nous
Après nous avoir si bien possédé
Ceux qui sont tombés un beau soir
Sous le charme fou d’une britannique en Quercy,
Elle et son accent doux, loin du sirop d’érable,
Seront de mon avis:
Il est parfois si bon de se faire coloniser..!:)
DSMoon ( To Mary Smith, whith love / 2007 )
Vendredi à midi dans le Midi, au soleil…
Je prends les vents du jour, avec les gants ad-hoc,
Selon le logique Principe de précaution à la mode,
À en éviter les pets de nonne lancés d’un coin clos,
Où le latin a pris fin en primaire, comme un tableau
De peinture à l’eau, si facile à accrocher au Mur restant,
Celui de la Peur qui rend agressif le beauf’ le moins méchant,
Du Mexique en Palestine, celui qui garde sa queue entre ses jambes,
Juste l’animal à ne jamais choisir à la SPA, ni ailleurs,
Celui qui a tellement peur qu’il en devient dangereux,
À vous mordre la main tendue, à vous envoyer en Grèce
Vous faire jouir par tous les bons bambous restés sublimés par lui :
*
Faque non, cher vieux peintre primé, je reste moi-même,
Sans besoin de votre commentaire prudemment posté chez vous,
Sans peinture à l’eau ni tag sur les wagons d’un arrière-train,
Sans ce que vous avez reçu en diagonale, faute de lucidité,
Faque, mon vieil Yvon, for vos mot-dits de concierge en jalousie,
For votre Mur de vieille bête érigé versus le monde entier,
Je ne passerai pas mes vacances dans votre Grèce putative,
Je n’encouragerai pas la libido de votre subconscient,
Je vous prie de noter que mes mots n’ont aucune haine à dire,
Juste restent posément, et avec l’humour indispensable,
De ceux qui espèrent calmer le Je de votre jeu amer:
*
Je sais votre mise à zéro, je comprends votre déception, votre fiel,
Mais le bon juge mis en cause ce soir, après tant d’autres de vos amours,
D’Eric W. à Michèle A-M, en reste présumé innocent, selon la Loi…
Faque je ne commenterai rien, juste en garderai des signes
Sur l’une de mes archives, juste pour le fun, sans violence:
Mon vieil Yvon, je reste ouvert à vos allergies, et ce en toute fraternité,
En toute conscience aussi… Les Roses sont des souvenirs à oublier,
De simples belles images à imaginer vraies pour une nuit, sans plus..!
*
DSMoon ( Juste un 2011 à finir )
Enfin rentrés chez nous, mon ange et moi,
Avec une heure de retard sur le plan de job,
Juste pour cause de grosse journée de fonctionnaire:
Je dis bonsoir à Mimile, je branche mon PC, je souffle un peu
Le brûlant et le glacial, juste pour une balance quotidienne
A pauser sur mes planches au parfum de sapin des Landes,
En équilibre entre l’âne et le son, pour un nouveau canon
À mettre en boucle, en intime et gyroscopique vie privée…
*
Je note les jalousies des fenêtres aux volets quasi-clos,
Je note l’ambiance des mondes oubliés, des anecdotes,
Des tableaux désormais tournés noirs d’un vieux peintre primé,
Je note son début de détresse, ses demain à venir en orage annoncé:
Des mondes se ferment, et des mondes s’imposent,
Et la Loi n’y peut rien: Au nom du Peuple, il faut rester vigilant
Et ne confier à personne son pis-aller, ni le meilleur de nous-mêmes…
*
Je note une rose sur la piste, j’atterris en douce, aux instruments,
Malgré le brouillard ou les gros flocons mis en voile sur l’aérodrome,
Et mon ange me donne l’ordre de replier mes Elles, en ami,
Comme dans un zapping de TV-Réalité à la Une, un gag à oublier,
Juste pour en demeurer en fragile équilibre dans le Vip-monde,
Celui qui m’a tant donné à moudre et à aimer vraiment
Les cœurs et les âmes les plus inattendus, les plus doux à rejoindre
Dans un nouveau monde à attendre encore, sans précipitation,
Sans orage ni coups de foudre, juste un animal instinct de survie..!:)
*
Enfin rentrés chez nous, mon ange et moi,
Avec une heure de retard sur le plan de job,
Juste pour cause de grosse journée de fonctionnaire:
Je dis bonsoir à Mimile, je branche mon PC, je souffle un peu
Le brûlant et le glacial, juste pour une balance quotidienne
A pauser sur mes planches au parfum de sapin des Landes,
En équilibre entre l’âne et le son, pour un nouveau canon
À mettre en boucle, en intime et gyroscopique vie privée…
*
DSMoon (Bipolaire / 2011)
Mal de terre pour le ver marin solitaire
Celui qui va et vient au gré du courant
Des marées salant les digues quotidiennes...
Juste un peu de sel sur le cheval de fer
Un train-train insipide à avorter à temps
Alors que les yeux se noient dans l’eau ...
Je dois ne jamais oublier la vie qui coule
Me souvenir de mes vagues oubliées
Des embruns de ces blondes enivrantes...
Je me dois les derniers maux pour la route
Les ultimes battements de cœur avant la fin
J’accepte tous les chèques en blanc et bleu...
Un jour je ferai le point, au soir du poing levé
Au saut du lit des rivières en crue, au réveil
Je me dirai adieu en prenant rendez-vous...
Je me restaure la face, je tombe toujours pile
Sur un sourire, un rat des champs, un ange
Une nymphe à faire jouer sous vide
Un trou d’eau bénite à baptiser Amour...
Je me restaure sans appétit, sans faim
Sans goût du luxe, sans aucun apparat
Ma souris glisse en silence sur le tapis
Avec un signe de ma main pour seul guide...
Mal de mer pour le ver de vase qui s’échine
Pour le lombric dans la taupinière du golf
Je pressens un drôle de drame, un avènement...
Juste un peu de poivre dans les brumisateurs
Juste deux sangs sur les draps mélangés
Juste rêver encore de permis de tuer la mort...
Mal au dos, malentendu, mal aux ventres
Ouvrir les bouches verrouillées, les non-dits
Forcer le respect des sourds muets, des graines...
Mal de vivre, mal au cœur, je chavire du côté sombre
Dans un abandon magique, un coup de trique sans trac
Juste me donne à Tout comme une fille perdue...
Ma dentiste me perfore la mâchoire, je divague
Je dis rien, le bec grand ouvert, ouvert à elle
Demain, je pourrai enfin sourire sans rire...
DSMoon*** ( Implant / 2007 )
Tournez le dos au froid, détournez-vous des brumes,
Retournez le compliment d’un passant qui vous drague,
Inventez dans le vent le parfum d’une rose des sables,
Faites fi du fil à la patte et des toiles à rayer du cinéma,
Jetez aussi la bague au doigt par-dessus l’épaule droite,
Cambrez les reins sous le soleil de Juillet en riant aux éclats,
Courez dans les dunes, plongez vous le cœur dans l’écume,
Coulez vos jours d’hiver dans le présent parfait de cet été offert,
Glissez vous sous la glace d’une chambre d’hôtel pour deux,
Imaginez des danses à rendre le ciel rouge en plein midi,
Semez vos espérances dans les suites sans fin des palaces,
Oubliez vos papiers dans une cave à vin, perdez le Nord,
Parce que c’est l’été et que vous êtes belles comme le Sud,
Aussi rayonnantes, aussi douces sur ma peau de bouc de misère,
Celle que je ne laisserai jamais ailleurs que dans vos bras,
Et même s’il me faut, un jour,
Partir seul pour nulle part,
Mon dernier mot sera
Pour vous dire
Je vous aime
DSMoon*** (Summertime / 2007)
Patrimoine Culturel Français 2011:
Est promue à ce jour, en ce lundi de Pâques:
* La corrida franco-sudiste:
Spectacle coloré interdit même à Barcelone la Belle,
consistant en un duel entre l’Homme, fils de Dieu,
et la force brute d’un animal à briser à mort,
lentement, avec respect, au fil des piques tenues de haut
par des cavaliers parfois coincés sous leur cheval éventré,
au fil des harpons enrubannés plantés sur son dos en sang,
pour finir enfin au fil de l’épée d’un courageux pantin
Vêtu de rose et d’or, campé sur la pointe de ses ballerines…
Bientôt, le reste suivra:
* Le combat de coqs nordiste:
Réunion de chti’ parieurs en caves enfumées
loin du soleil du Sud, loin du sang et de l’or,
loin des devises des touristes et des fêtards du coin,
Juste une culturelle coutume locale pour jour férié…
* Le combat de chiens de notre Kaïraland,
celui qui collectionne les pires robots mortels
pour quelques lignes à jointer au moins pire,
ou juste pour manger au jour le jour à sa faim…
Evidemment, coq contre coq, ou chien contre chien,
Ça reste différent du beau duel entre le bel et la bête,
La lamentable com’ d’une Sainte Eglise qui ne sait plus
Que faire pour prouver que les humains ne sont pas des animaux,
À chercher dans le pire les voix à recruter en urgence,
Pour éviter une gifle bien plus cinglante que celle d’un élu du 47,
Et l’Elysée se campe sur la pointe de ses ballerines à talonnette,
Juste pour garder ses beauf’s dans son cirque romain.
DSMoon (PCF / 2011)
Le Vip-monde se met au parfum du Printemps,
De la Fanette à Yvon, de Rose à la Ginette,
En attendant les senteurs de varech aoûtien
Et l’odeur des pneus brûlés de l’Automne…
Pour celle des marrons grillés de l’Hiver prochain,
Il faudra hélas se contenter de nos souvenirs de gamins…
*
À dix ans, on se laissait sécher le dos par le soleil de Biscarosse,
À plat-ventre sur le sable doré, le regard sur les bikinis d’en face
Offerts comme Le Fruit Défendu par des grandes de vingt ans,
Et l’on savait d’instinct que jamais l’on oublierait la senteur océane
De la peau, déjà bronzée, des bras croisés sous le menton…
*
À quatorze ans, le levreau courrait la hase et tombait sur un bec,
Un collet monté en douce contre les chauds lapins sous la jupe plissée,
À nous en mettre le nez en chômage technique, avec juste de vagues effluves
À en subodorer une aube qui chanterait bientôt, juste après les panties…
*
À dix-sept, on fourrait son nez partout, autant que le reste,
Sous les minijupes à découvrir sous les longs manteaux bleu-marine,
On collectionnait les bouquets et les fragrances les plus sauvages,
Des plus suaves aux plus animalement déroutantes, selon le doux gibier,
Ou selon la prédatrice du jour croisée les bras ouverts, autant que le reste…
*
Puis l’on sautait des murs et leurs barricades pour les robes des filles en fleurs,
D’Essaouira à Formentera, le long des digues évaporées, au fil d’une sublime Ariane:
Un Fidgi de Guy Laroche à humer de tout son cœur, à en dormir pendant six mois
Tout contre l’oreiller intact, jamais lavé, d’un bel amour égaré en chemin,
Le temps d’une résurrection pas facile à poser dans un bilan encore à naître…
*
Puis l’on s’est consacré au respect de la si jolie et si parfaite mère de nos enfants,
En bon pôpa exemplaire, à en faire des prodiges pour le nid, jusqu’à la fin prévisible:
Numéro 5 de Channel acheté hors-douane à chacun de mes douze voyages transatlantiques,
Des dessous chics toquant à ma porte à SPM, avec juste un vison en par-dessus,
Du Dior à n’en plus finir, des folies douces à s’en croire de nouveau vivant, du luxe en luxure,
Juste une infinie découverte de la belle fragilité humaine:
*
La Vie, ça devrait être çà pour tout le monde,
Du Clinique des n'inf's au Trésor de mes collègues,
Olfactivement ou pas..!
Je vous aime bien quand-même..!:)
*
DSMoon (Parfum de Christine in fine / 2011)