J.S.R.
21/03/2012 21:37 par bipolaire
Rien à poster ce soir, juste l’ordinaire,
Un plat du jour à consommer sur place,
Avec en entrée le fou d’un Dieu facile à vivre,
Un Dieu comme les autres, juste bon à bénir
Un loup gris skinhead et sa batte de baseball,
Ou un salafiste approvisionné en calibre 11,43…
*
Que font les mères de ces enfants-là,
Elles qui restent assises à l’arrière des bus à Jérusalem,
Ou marchent sous un voile en Afghanistan,
Convaincues de vivre la Vie qui mène à leur vrai Paradis,
Dans un monde où le pétrole est le seul Maître..?
*
Rien à poster ce soir, juste le quotidien,
Une nouvelle à consommer en direct,
Sur des radios qui en font l’évènement du jour:
On a trouvé LE scooter, on cherche une Clio bourrée d’armes,
Et je prie pour que ce ne soit pas celle de ma chum..!:)
*
Bien sûr, je passe vite sur les morts et leur famille,
Bien sûr, je compatie infiniment, et bien sûr,
Je reste fermé aux alibis d’un frappadingue,
Fut-il d’origine algérienne ou pas:
Lutter contre un Mur de la honte et pour ses victimes collatérales
Ne sera jamais pour moi un motif de terrorisme,
Sans doute par innocence, ou par optimisme…
*
Comme déjà écrit dans un com’ ce soir, chez une Vip-copine
Notre XXIième siècle n’est pas celui des expériences,
Pas celui des acides à poser sous la langue,
Ou du pétard à fumer chez soi, avec la banane:
Ce XXIième siècle est celui des anges et des démons,
Dans ce 8ième continent qui nous englobe tous,
Chacun en solo sur son clavier, chacun connecté à Tout,
Parce qu’on l’on a vécu nos expériences du XXième,
Et qu’on est parti pour vivre ici et maintenant,
Avec les modes du jour à intégrer in vivo,
Juste parce que nous le valons bien..! :)
*
DSMoon (Scooter etc..!:)
Déjà mercredi-soir, déjà fini ce jour de job…
Déjà un soir de plus à poser sur un mur blank,
D’une croix sans dieu, juste une marque calendaire…
*
Ce soir, j’ai le goût de vous saper le moral,
Parce que je vous aime trop, ou trop mal,
À en espérer vous imaginer chantant le blues,
Tellement c’est beau, tellement c’est vrai…
*
Déjà mercredi-soir, déjà fini ce jour de job…
Déjà un soir de plus à poser sur un mur blank,
D’une croix sans dieu, juste une marque calendaire…
*
Et les news du jour demeurent made in France,
Et rien de nouveau n’a pu consoler mes rêves bleus,
Ni rassurer ma républicaine arrogance tricolore,
Ni me prouver que Tout ira mieux dans un vague demain,
Juste un voile qui cache l’horizon des chaînes volcaniques...
*
Déjà mercredi-soir, déjà fini ce jour de job…
Déjà un soir de plus à poser sur un mur blank,
D’une croix sans dieu, juste une marque calendaire…
*
Évidemment, les courbes se croisent de sondage en sondage,
Et la campagne électorale reste moins belle que celle de mon coin,
Mais chacun doit se voir sans doute en marge de tout çà,
Avec juste sa carte pour aller voter, comme d’autres
Ont leur carte pour se garer sur la place réservée aux handicapés,
*
Déjà mercredi-soir, déjà fini ce jour de job…
Déjà un soir de plus à poser sur un mur blank,
D’une croix sans dieu, juste une marque calendaire…
*
Personne n’a voulu çà, aucun de nous n’en a imaginé l’occurrence,
Et c’est dur de s’avouer en vrille au fil de la quenouille du jour,
Celle qui détricote les contrats signés entre nous et l’Etat au siècle dernier,
Celle qui file au mieux-disant, les niches les plus confortables,
Celle qui tourne néo-populiste en dessous chics pour draguer la Marine…
*
Déjà mercredi-soir, déjà fini ce jour de job…
Déjà un soir de plus à poser sur un mur blank,
D’une croix sans dieu, juste une marque calendaire…
*
Eve, lève-toi, et toi, Adam, aussi..! C’est la bonne heure pour un réveil,
C’est pile ou face l’ultime moment pour ne plus dormir
Sous la couette emplumée des promesses de candidats,
C’est juste une campagne à battre, à se battre debout,
Sans ne jamais plus déléguer à d’autres nos exigences d’électeurs…
*
Déjà mercredi-soir, déjà fini ce jour de job…
Déjà un soir de plus à poster sur mon mur blanc,
D’une croix sans dieu, juste pour nous compter en ce calvaire …
*
DSMoon (Wake up / 2012)
Déjà lundi-soir…
Où va se nicher le rabot du nabot
Et son jeu télévisé à la Une..?
*
Pas de réponse à çà…
Juste n’ai pas ouvert TV
Depuis un bout de beau temps
Pour cause de douces vacances…
*
Et même ce soir je la tiendrai fermée,
Cette grande bouche en TNT sur écran plat,
Aussi plate que le patois lorrain encore en lutte,
Le platt du Francique rhénan-français-allemand
Qui s’ajoute aux autres patois de notre République…
*
Et même ce soir je passerai sagement
Sur mes intimes convictions inébranlables,
Quitte à passer pour un vieux Jules ou Luc ,
Un des Ferry qui aiment notre langue française,
À en oser en exiger son exclusivité dans nos collèges…
*
Et même ce soir je resterai contre ces caprices chauvins
Qui trouvent dans une facette de la Lutte Underground
Une porte ouverte pour lâcher leurs exigences contestataires
Sur le mode à la mode, comme un anti-nucléaire après un tsunami,
Qui a fait tant de victimes et aussi des dégâts sur une centrale privée…
*
Comme dirait Fifine, vieillir, c’est aussi trier les messages reçus,
Du plus prégnant au plus ridicule, et j’en tourne capable, désormais:
Après le basque et le breton, après le corse et l’occitan, voici le platt,
À consommer sous la couette, quand la République n’est pas à l’ordre du jour,
Ou même en famille, comme je le fais aussi, dans un moment d’intimité…
*
Sommes-nous tous rendus sur une faille, comme le Japon..?
Sommes-nous tous colonisés par une France qui veut nous lier..?
Sommes-nous dans le move des contestataires incontournables,
Ceux des sectes ou des fanatismes claniques, des lobbies et des hobbies..?
Sommes-nous progressistes de gauche ou anarkkko-nihilistes..?
*
Déjà lundi-soir…
Où va donc se nicher le rabot du nabot
Et son jeu télévisé à la Une..?
*
Ce soir, une pauvre fille du Mirail a tenté un suicide à la bonze,
Et son feu n’a pas pris, et les pompiers et son ange en ont évité le pire,
Et rien ne me fera changer de focus: Vivre, c’est juste rester vivant,
Nous-tous, quelque soit la montagne à franchir, les pièges cachés:
Rester vivant jusqu’au bon bout, jusqu’au bon jour pour mourir. :)
*
DSMoon (Platt / 2012)
On a chanté que la campagne est belle,
On dit à la radio que la campagne est nulle,
La dernière à ce jour, celle de l’élection…
*
Faut dire qu’ils l’ont bien cherché,
Les candidats au poste suprême,
Surtout les deux stars putatives du second tour…
*
Mon ange reste dans une sage expectative,
Parce que Tout est là, et donc peut arriver en douce
En ce bas-monde de frappadingues sans avenir…
*
L’une, frappée du bon sens de réunir les honnêtes gens
Roule sa bonne boule de Lille jusqu’à London,
Obnubilé par son désir de ne fâcher personne…
*
L’autre star, condamnée à éviter un bilan de cinq ans,
Nous lance au quotidien des leurres anti-missiles,
Des divisions blindées à souhait, du Hallal aux Roms…
*
Et le Peuple tourne en bleu-marine ou en rouge-barricade,
Parce que nous restent des gènes de maudits râleurs,
Nous, les Français, avec nos JE ME SOUVIENS de barricades.
*
Le précédent candidat, élu pour avoir promis la rupture,
Se trouve lâché par ceux qui ont cru à ses promesses,
Qui sont restées à la charge des cocus qui y ont cru…
*
Le nouveau favori, promis à gagner le Pouvoir de changer le monde,
Se voit lâché par une majorité qui veut que ça change enfin,
Sans concession où enterrer les espoirs morts sur le tapis vert…
*
Mon ange reste dans une sage expectative,
Parce que Tout est là, et donc peut arriver en douce
En ce bas-monde de frappadingues sans avenir…
*
DSMoon ( Ainsi Fronts Fronts Fronts / 2012)
La vie d’ici ne vaut pas une messe,
Même en ce premier dimanche martien,
Loin des arts martiaux de la Com’ politique
Des journaux télévisés toujours prêts
À emballer le dernier arrivage à bon port
De sardines-bouchon ou de thons blancs ou rouges…
*
Après un samedi passé à deux au soleil de Rocamadour,
Après bien des entrechats entre nos chats respectifs,
Après une certaine belle idée d’une vie à cinq,
Après avoir su arrêter le Temps toute une semaine,
A surgi ce matin la date sur l’agenda, déjà dimanche…
*
La vie d’ici n’est pas la vie parisienne,
J’aime espérer qu’elle ne le sera jamais,
Et je laisse les messes aux escaliers de la Butte,
Et aux chats noirs de Montmartre, le soir:
Ici, dimanche a sonné grisouille, triste,
Mouillé comme des yeux dans l’eau,
Un regard embué posé sur la grand-porte…
*
Mano, Teeweat et Mimile ont retrouvé leurs pénates,
Pas de chats écrasés, juste un pneu crevé au retour,
Parce qu’il fallait un soucis pour rendre la monnaie
De tout cette vie en rose, de tout ce rosier sans épines,
Juste pour nous réveiller un peu en ce dimanche:
Ite, missa est..! Vendredi sera un nouveau bel autre jour..!
*
Ma chum roule vers Michelin-City, son pis-aller de job,
Sans roue de secours, pour cause de tulle à Tulle, à crever
Un de ses pneus-hiver, loin des rubans des routes gentilles,
Et tout çà sous la bruine tombée du ciel dominical:
La vie d’ici ne vaut pas une messe,
Juste une prière postée sans RAR, juste une foi en nous-deux..!
*
DSMoon ( MTM & Cie / 2012 )
Zéro Mort, OK, j’en suis revenu,
Sain et sauf, de mon trip improvisé
À Vichy, moi et ma Roumaine
Parmi les Allemandes du crû,
Les Audi et autres Mercedez
Conduites par des nanas liftées,
Maquillées comme des visons volés,
Tombés du camion, sans TVA:
Juste des nanas qui ont su trouver le bon mari
Ou ont reçu un héritage de la famille…
*
Ma Stepway filait doux entre les feux tricolores,
S’est même trouvée à se garer entre deux bateaux privés,
Juste à côté du Grand Marché, la Galerie Lafayette locale,
A même pas eu peur pantoute de ces gens présumés bizarres:
Vichy a eu treize minutes pour se montrer sympa,
Et j’avais ma montre suisse en juge de paix,
Faque je ne suis resté à Vichy que le temps suffisant,
Laissant à d’autres le soin de conclure selon mes détails
Qui me font préférer ma France de Marmande ou du Lot
À ce coin bourbonnais qui, selon ma chum, nous a donné
Des rois et une Histoire à oublier désormais…
*
Ce soir, les bonbons de Vichy tournent moins sucrés,
Moins doux à sucer, et c’est juste pour la bonne balance
D’une démocratie en métronome, en tic et en tac,
Selon les votes, selon les peurs du jour ou de la nuit:
Qui voudra conserver pour sa famille un million d’euros annuel,
Qui voudra espérer pouvoir finir son mois avec son SMIG,
Et les idoles du foot en rigolent encore, et les mouettes aussi,
Juste parce qu’il faut, un soir, décider pour qui l’on va voter,
Nonobstant les désuètes querelles des clochers de droite à gauche,
Selon des dogmes avérés désuets…
*
Ma chum m’a guidé au moins pire dans ce labyrinthe,
Et nous en sommes revenus sains et sauf, puis j’ai pris l’autoroute
Jusqu’à chez moi, chez nous où m’attendait mon Mimile, mon chat,
Et mon ange m’a dit que c’était bien..!:)
*
DSMoon (Back from Vichy / 2012)
Zéro Mort, OK, j’en suis revenu,
Sain et sauf, de mon trip improvisé
À Vichy, moi et ma Roumaine
Parmi les Allemandes du crû,
Les Audi et autres Mercedez
Conduites par des nanas liftées,
Maquillées comme des visons volés,
Tombés du camion, sans TVA:
Juste des nanas qui ont su trouver le bon mari
Ou ont reçu un héritage de la famille…
*
Ma Stepway filait doux entre les feux tricolores,
S’est même trouvée à se garer entre deux bateaux privés,
Juste à côté du Grand Marché, la Galerie Lafayette locale,
A même pas eu peur pantoute de ces gens présumés bizarres:
Vichy a eu treize minutes pour se montrer sympa,
Et j’avais ma montre suisse en juge de paix,
Faque je ne suis resté à Vichy que le temps suffisant,
Laissant à d’autres le soin de conclure selon mes détails
Qui me font préférer ma France de Marmande ou du Lot
À ce coin bourbonnais qui, selon ma chum, nous a donné
Des rois et une Histoire à oublier désormais…
*
Ce soir, les bonbons de Vichy tournent moins sucrés,
Moins doux à sucer, et c’est juste pour la bonne balance
D’une démocratie en métronome, en tic et en tac,
Selon les votes, selon les peurs du jour ou de la nuit:
Qui voudra conserver pour sa famille un million d’euros annuel,
Qui voudra espérer pouvoir finir son mois avec son SMIG,
Et les idoles du foot en rigolent encore, et les mouettes aussi,
Juste parce qu’il faut, un soir, décider pour qui l’on va voter,
Nonobstant les désuètes querelles des clochers de droite à gauche,
Selon des dogmes avérés désuets…
*
Ma chum m’a guidé au moins pire dans ce labyrinthe,
Et nous en sommes revenus sains et sauf, puis j’ai pris l’autoroute
Jusqu’à chez moi, chez nous où m’attendait mon Mimile, mon chat,
Et mon ange m’a dit que c’était bien..!:)
*
DSMoon (Back from Vichy / 2012)
Étrange j’étais, ce long soir d’hiver,
Dans le flux et le reflux incontinents
De ces marées hautes et basses, au fil de l’eau,
Selon les idées passées par là, sans illusion,
au hasard d’une vague de plus posée dans le ressac
D’un demain transatlantique, un bleu soir sans horizon,
Juste un futur conditionnel sans nulle complaisance…
*
Étrange hiver que cette fin de Février,
Avec ses notes de service à ne plus lire,
Ces photos de Bercy à mettre à la corbeille,
Le vécu entre deux chaises, entre deux aléas,
Selon son humeur du jour, bonne ou mauvaise,
Capable de tourner pire le meilleur d’entre nous,
Juste pour raison d’être, ou de ne pas disparaître…
*
Étrange été, ce soir, abîmé en solo dans un trou d’eau bénite
Où rien ne peut cacher mes blanches auréoles
Imprimées à jamais sous mes bras ouverts en croix,
Comme des ailes d’ange planant sous le vent du Nord,
Sans jamais imaginer un crash ou un naufrage,
Tant le monde est beau, la vie belle, une fois digéré
Le tartare de cheval pris en remède, en soin intensif,
Ou dans le plus doux des services publics palliatifs,
Là ou Sister Morphine règne en bonne maitresse,
Là où l’amer devient aimer, selon Réjane…
*
Ma chum roule ses bosses sur des routes sans fin,
Elle me sonne dans des refuges improvisés,
Se méfie des torches de gendarmes, juste par réflexe,
Et me donne rendez-vous à minuit, après le coup de blues,
Une fois revenue chez elle, là où ses deux chats l’attendent,
Et aussi ses copines à sonner, quand ça va pas du tout…
*
Étrange j’étais, en ce long soir d’hiver,
Avec ma chum au téléphone, à deux bornes de son logis,
Juste perdue dans un nuage gris ou rosé, pour cause de blues,
Étrange été, chantait Alain Bashung, et j’en fais tout un prélude,
Un jeu de loi, un jeu de dupe, au hasard des pattes d’oies blanches
À prendre à droite ou à gauche, dans l’épais brouillard d’un nuage trop bas,
Juste descendu-là pour embrumer les yeux et le cœur, juste çà…
* * *
Alain* * *