NOTE DE FIN DE SEMAINE
24/11/2012 17:27 par bipolaire
Juste un bref retour ici, en piqûre de rappel,
Pour nous vacciner encore et davantage contre les appareils
Et autres machins mis là pour nous mettre en carte,
Ou en uniforme de chats huants entre chien et loup...
*
Juste l’expérience d’une longue semaine médiatique
Qui nous aura fait vivre un Dallas en fin de J-R
Un pays d’avant la ruée vers la fin du monde,
Juste une note lucide dans un monde déboussolé...
*
Ainsi, un grand parti vire en bateau ivre,
Lui et sa majorité de sympathisants
Restés dans une droite ligne à la NKM,
Gardés soigneusement loin des secrets…
*
Ainsi, un grand parti se saborde tout- seul,
Lui et son Règlement bonapartiste en vigueur
Où tout est prévu pour le garder ainsi,
Sans opposition ni concession tolérées…
*
Ainsi, un grand parti a choisi son nouveau chef,
Selon le mode habituel, selon le décompte
Des votes de ses agréés godillots encartés,
Au risque d’avoir des fuites à écoper en vain…
*
Ainsi, un grand parti a tout prévu, sauf un siècle tout neuf
Où tout tourne mondialement connu, même les magouilles
Et autres cadenas posés sur le non-dit:
Il aura essayé une démocratie limpide, mais en vain…
*
Les cartes des grenouilles ont posé un roi sur le trône,
De votes obligés en votes bourrés, comme toujours,
Et arriva ce qui devait enfin arriver un jour:
Le nouveau cacique s’agrippe à son fauteuil, envers et contre tous…
*
La majorité des sympathisants en sont déboussolés,
Eux qui avaient choisi F plutôt que J-F,
Le gros navire anti-Gauche versus le pédalo xénophobe,
Où une Idée de leur France tricolore versus la bleu-marine…
*
Ainsi, les couacs continuent aussi chez Flamby,
Et il se doit lui-même d’en rectifier le tir,
Avec sa majorité allergique à ses reculs insoutenables,
Face aux maires comme face aux urgences européennes…
*
‘Me reste à vous souhaiter une bonne fin de semaine,
Dans un coin de planète pas si pire, sans guerre, sans mur,
Sans peur d’en mourir derrière un mur de colons étoilés,
Juste un coin où Rien ne sera pire que tout le reste, hélas..!
*
DSMoon***
Le dit-Recteur musulman de Lyon,
Le dit-Rabin et le dit-représentant du Pape
Seront demain dans la rue, tous ensemble, ouais, ouais..!
*
La CGT manquera sans doute à l’appel
De cette grosse manif démocratique
Dans notre République laïque..!:)
*
Un bébé dans le frigo, l’autre dans le congélo,
Une nana morte à coups de couteau :
Un gars en fuite et deux ministres en Corse…
*
On vit une époque formidable, bien rose,
Sans voile à l’école, sans croix ostensible,
Juste un grain de folie même pas douce…
*
The Economist vend sa Une à l’anglaise,
Miss Medef fait sa chochotte sur RMC
Et le soleil brille encore derrière les nuages…
*
Tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais..!
La rue se remplit de pieds à compter selon la police,
De convictions à passer au napalm, comme toujours…
*
Un arbre cache la forêt, un ange plane,
Un monde tourne carrément imprévisible,
Sans horoscope fiable, juste au hasard…
*
Au Moyen-Orient, tout recommence en pire,
Sadam et Laden sont morts, nous reste le quotidien,
L’ordinaire qui roule sur la mousse de nos peurs…
*
Le dit-Recteur musulman de Lyon,
Le dit-Rabin et le dit-représentant du Pape
Seront demain dans la rue, tous ensemble, ouais, ouais..!
*
DSMoon ( Tournez ménage / 2012 )
Sur le zinc du bar-tabac, mon ange a butiné les news,
Et j’en zappe mon reportage de reporter de guerre lasse,
J’en tombe les bras sur des chemises classées et des vestes retournées,
À en tomber défenseur d’un ministre de l’Intérieur, c’est nouveau…
*
Le topique est clair et net:
Un terroriste a fait des morts
Sous François II et c’est inexcusable…
Un pauvre abruti fiché depuis maintes années,
Après ses voyages exotiques et ses excès justiciables
A pu finir son scénario de super-héro pour les gamins de banlieue,
Avec la permission d’une police remasterisée selon Sarko,
Dans un pôle dédié aux proches les plus fidèles, sécurisés,
Loin de l’intelligence des anciens services publics…
*
À Montauban et à Toulouse, un dingue a tué des gens,
Des costauds et des fragiles, des soldats musulmans et de enfants juifs,
Et cela nous confortera dans l’exécration de tout fascisme,
Qu’il soit nazi ou de la Charia, arabe ou aryen,
Nous resterons au pied de ces murs-là comme au pied de Troie,
Et notre cheval sera né d’une intelligence au Service du Public,
Et non plus au service d’un Nicolas 1er en quête de sondage…
*
Laissons aux sarko-flics le soin de chasser les chocolatines,
Laissons à notre Gouvernement le temps de rectifier le tir,
Laissons à Manuel Valls le pouvoir d’y faire de son mieux,
Et surtout laissons le temps noter nos leçons de choses..!:)
*
Sur le zinc du bar-tabac, mon ange à butiné les news,
Et j’en zappe mon reportage de reporter de guerre lasse,
J’en tombe les bras sur des chemises classées et des vestes retournées,
À en tomber défenseur d’un ministre de l’Intérieur, c’est nouveau…
*
DSMoon ( Alliance en divorce )
Les Dieux sont des nuls,
Incapables de trier le meilleur du pire,
Obnubilés qu’ils restent par le Hasard,
Le seul Maître du Jeu, le grand Guide du Monde…
*
Ainsi je sais des filles mortes d’un cancer du sein
Et des gars morts aussi d’un crabe du même métal
Hurlant dans un silence épais, un fatum sans limite,
Juste pour un laps de temps d’humilité sans allure,
Une seconde de renoncement face à la Vie…
*
J’aurais donné mon sein pour Miss M.
J’aurais donné ma vie pour Bashung,
J’aurais offert mes amours au pire des Enfers
Pour sauver ce qui ne devait pas mourir,
J’aurais signé un pacte avec le roi des démons,
Sans peur ni regret, juste avec ma propre force,
Celle qui me garde hors de portée des flammes
Et des mots-dits consacrés, au-delà du cirque romain…
*
Les Dieux sont des nuls,
Incapables de trier le meilleur du pire,
Obnubilés qu’ils restent par le Hasard,
Le seul Maître du Jeu, le grand Guide du Monde…
*
Si loin de nous, le Temps qui passe,
Si loin de nous les circonstances,
Les coïncidences tombées du Ciel,
Si loin de nous les occasions à saisir
Et les actes à ne manquer jamais,
Les animaux à lancer en l’air
Comme des chats noirs ou des blondes endormies
Comme des guerriers fanatiques ou des gens ordinaires,
Comme des bougies à éteindre dans un courant d’air...
*
Ainsi je sais des manques et des absences,
Des trous dans l’eau et des vides à combler,
Des corps figés à jamais, des plaies ouvertes,
Des preuves d’amour incinérées pour toujours,
Des preuves d’un Paradis désormais avéré sans allure…
*
DSMoon ( Hasard / 2012)
Le soleil brille en ce onze Novembre
J’aurais du prévoir, m’habiller pour l’occasion
En motard bien casqué en sortie de moto,
Juste en alibi de batterie à garder vivante
Sur un Honda Shadow désormais sans importance:
Désolé d’avoir pris du champ ou de la hauteur,
Désolé d’avoir pris congé de ce monde d’images,
Je ne rêve plus que de zen et de vide silencieux,
Juste un trou transparent, même pas noir, même pas vide...
*
Mon chat est dehors, sa voisine aussi,
Et les miennes restent au coin de leurs feux
Devant l’âtre, entre les deux photos d’un poilu mort gazé
Et d’un fils parti pour l’EDF ou la DDE , à Paris ou ailleurs:
Une chatte rouquine squatte mon jardin d’hiver
Comme une blonde ma litière de félin sauvageon
Et je distribue les croquettes, je sème à tous les vents,
En attendant ma première pension de retraité en décembre,
Juste pour mon Noël, comme on attend une rose des vents
Ou un vent rose qui nous vient du plus haut…
*
Ma chum a désormais ses quatre pneus d’hiver sur son char,
Je me garde de tout ce qui blesse, ce qui saigne,
Je zappe la TV et ses alertes rouges, sa météo et ses crimes idiots
Je m’enterre déjà en un coin paisible, loin de la foule,
Loin des populismes exacerbés, des foules folles,
Je tourne guépard versus les vieilles cougars et autres pumas
Je vide mon fiel en solo, j’en griffe mes voiles
D’un logo sans copyright, je tends à m’effacer de l’écran…
*
Le soleil brille en ce onze Novembre,
Et ma moto restera en pose, comme mon ange,
Juste passera un certain temps à passer sans allure,
Juste un moment de paix dans le maelstrom, un coin calme
Juste pour ne pas mourir encore aujourd’hui, attendre demain,
Un vague demain qui reste la seule issue de secours,
Juste une porte à trouver à quatre pattes, intact, quand on ne sait plus vivre debout
*
DSMoon ( On se Novembre )
Et même si tu m’aimes
Même si tu me ramènes
À la raison de ce monde à moitié fou
Je te dirai que ta route
Ne peut guider ma déroute
Moi qui t’aime encore et toujours malgré nous
*
Et même si je t’aime
Même si tu la ramènes
À tort ou à raison je reste debout
Dans la brume la plus dense
Je continuerai la danse
Qui te force à me rechercher à genoux
*
Un amour fou, une épreuve à vivre
Comme on fait l’amour, à survivre
Encore et encore jusqu’au bout
Un voyage sans compas, sans rien du tout
Juste un air à expirer, un long soupir à lâcher
Juste un cri à tourner dans un film muet
*
Et même si l’on s’aime
Et même si l’on s’entraîne
Tous les deux dans des mers bleues sans avenir
Je te dirai que je reste
Dans l’attente de caresses
Dont tu n’auras plus peur de me faire mourir
*
Et même si je t’aime,
Et même aussi si tu m’aimes
Je resterai au-delà de tes désirs
De nos folies douces et de nos souvenirs
De nos rêves consumés sans rien à dire
Même pas un requiem pour un beau délire
*
Un amour fou, un topique de Capricorne
Comme un cheveu blanc sans corne
Comme un ange dans le ciel de nos nuits bleues
Comme un regard vers le vide
Qui nous attend, impavide,
Comme un cœur qui bat encore sans trouver mieux
*
Un amour fou, une épreuve à vivre
Comme on fait l’amour, à survivre
Encore et encore, jusqu’au bout
Un voyage sans compas, sans rien du tout
Juste un air à expirer, un long soupir à lâcher
Juste un cri à tourner dans un film muet
*
DSMoon ( Pour Françoise H. )
On ne se refait pas…
On reste soi-même, au moins pire,
Au mieux, au plus facile, lucidement,
Avec des notes collées sur le frigo,
Avec des regrets éternels à survivre…
*
Porter plainte n’est pas jouer le jeu,
Se plaindre reste un signe de faiblesse,
Comme dirait mon ex-beau père stalinien,
Celui qui m’a ouvert les yeux sur mon Tout,
Celui qui m’a convaincu de lutter pour vivre
Sans concession à poser en marchandage…
*
Le monde tourne global, les circuits sont niqués,
Ya un truc qui fait masse, un populisme abject,
Un gros con qui sommeillait et se réveille enfin,
Loin d’Europe, loin de Tout, si loin de chacun de nous,
Loin des oiseaux qui s’envolent vers un Sud de Nino Ferrer…
*
J’ai du perdre des chums adorables, aimables en titi,
Des filles sans risque de tromperie, des nanas presque parfaites,
Et je dois faire avec çà, avec mes erreurs et mes fautes de frappe,
Juste noter les frasques et les bourdes à assumer tout seul,
Au-delà des nombrils égoïstes et des paranoïas…
*
On ne se refait pas…
On reste soi-même, au moins pire,
Au mieux, au plus facile, lucidement,
Avec des notes collées sur le frigo,
Avec des regrets éternels à survivre…
*
DSMoon (Hello Goodbye)
Europe ta mère, Europe de Berlin, Europe des gilets jaunes après les étoiles, Europe des frais d'hiver à payer en Eléonore Rugby sur l'onglet..! Ma Shadow a déjà son autocollant pour l'assurance, plus de place pour celui d'un contrôle technico-commercial..! Ya une pétition qui tourne, loin des moutons à tondre des automobilistes, et je vous invite à la signer..! Gently yours, DSMoon***
http://petition.avaaz.org/fr/petition/Contre_le_nouveau_reglement_sur_le_controle_technique_Europeen_1/?cqRlGdb
Longuet et son bras d’honneur en public,
Du style *yen a marre*, comme moé…
Marre de ces *Je me souviens* fleurdelysés,
De ces mémoires en cravate qui s’échangent
Les bons et les mauvais points de l’Histoire
Comme l’on boursicote à la bourse de Londres…
*
Un massacre en Afrique noire contre une tuerie à Alger,
Des soldats contre des civils, des enfants contre des martyres,
Le monde change tout à la corbeille, le mou et le dur,
Devant un thé à la menthe ou un podium télévisé,
Selon ses mises en cause, selon sa bonne foi à diffuser
Ou selon ses intérêts politiques à prendre sans vergogne:
Un génocide nazi contre quelques colonies en Palestine,
Une bavure de flics pétainistes contre une guerre sans nom,
*
Marre de ces éternels pardons, de ces vices sans fin
Qui nous tournent coupables de tant de sauvagerie,
Nous qui étions des enfants venus ou à venir dans cette mare,
Innocents de la Saint Barthélémy , sans chien en Alabama,
Sans bateau bordelais à remplir d’esclaves, sans rien,
Juste des épisodes à apprendre au collège pour la suite à donner,
Selon la leçon à réciter le soir en famille, juste pour les racines…
*
Comme les vieux cons, je tourne amère loque,
Je réclame presque le port d’armes et la peine de mort
En regardant la TV où les racailles, même en flou,
S’avèrent arabes ou noires de look et de laïus:
Un flic doté de preuves incontournables
Doit accepter des mots à perdre son sang froid,
Du style: * Sur la vie de ma mère, je le jure, je suis innocent*
*
Gérard Longuet et son bras d’honneur qui fait le buzz,
Du style *yen a marre* des plates excuses,
Dans un créneau rosé où Flamby fait sa com’
Avec un élu de colons démocratiquement racistes,
Avec les sondages qu’il lit tous les matins,
Avec la déception des gens ordinaires et normaux…
*
Juste çà pour demander au PS de virer à gauche,
Tant qu’il est encore temps, de virer les élus par défaut
Et la cour qui les supporte encore:
Nous attendons encore un nouveau Code fiscal et pénal,
Un signe social et citoyen, loin des Bourses mondiales,
Loin des Buissons et des diplomaties à caboter selon les vents,
Juste demandons un président de gauche, sans yaourt à sucer,
Juste exigeons un chef sans concession, un membre du PS
Ou d’ailleurs, si c’est l’ultime choix du moment…
*
Longuet et son bras d’honneur en public,
Du style *yen a marre*, juste comme moé…
Marre de ces *Je me souviens* fleurdelysés,
De ces mémoires en cravate qui s’échangent
Les bons et les mauvais points de l’Histoire
Comme l’on boursicote à la bourse de Londres…
*
DSMoon (To loose / 2012)
Ô Toulouse, mon ex-capitale occitane,
Ma ville rose du pays d’Oc, mon repère,
Tu es partie ailleurs, au gré de ton maire,
Au fil d’un Flamboyant en visite protocolaire,
Dans une cité jumelée à un MUR surarmé,
Pour en baisser encore sa molle popularité…
*
Ô Tolosa, tu me déçois comme m’ont déjà déçu
Un Président élu par défaut, une ombre à l’espagnole
Qui jette un voile facile sur un vague demain qui déchante,
Sur un avenir à craindre plutôt qu’à espérer meilleur:
Au pied du mur tu restes, figé dans l’ordinaire
Qui distingue encore le racisme de l’antisémitisme,
Selon des dogmes restés encore inconnus…
*
Ô Toulouse, tu as fêté un beau duo sans allure,
Un Président mou et un ministre d’une droite extrémiste,
Dans tes murs où même les oies sont parties
Pour ne pas crier l’alarme au risque de criminelles provocations,
Pour ne pas hurler face aux vents mauvais qui s’annoncent,
De mal en pis, au fil de l’eau courante,
Sur l’évier des cuisines américaines…
*
Ô Toulouse, j’ai le blues de toi, de tes idées sans voile,
De tes urgences à gérer de l’aube à l’aube,
De tes rues à marcher sans craindre le hasard,
De tes gens à croiser ou à aimer au moins pire…
Au pied d’un mur tu es ce soir figée, ma capitale,
Mais je te reviendrai dès que tu le pourras,
Une fois oublié le mur de cette honte d’Halloween…
*
DSMoon (November Premier / 2012)